• FORET DE PIERRES



    La
    forêt de pierres de Madagascar
     

     

     

    La végétation qui a colonisé le toit des Tsingy est de type xérophile, c'est-à-dire adaptée à de longues périodes sans apport d'eau. Cette euphorbe du genre Euphorbia viguieri est une espèce endémique à l'ouest de Madagascar.

     
    Le relief est ici si déchiqueté qu'il fait de ce lieu un sanctuaire presque impénétrable









     
    Le feuillage pâle de cet arbrisseau dénonce un manque de nutriments lié à la pauvreté du substrat calcaire sur lequel il s'accroche.
     



     
    Les Tsingy sont la resultente d'un phénomène physicochimque très complexe, où l'eau a modelé le paysage en surface et en profondeur.






     
    "Vu du ciel, on pourrait croire à une ville fantôme qui s'allonge à l'infini. Six kilomètres de large, cent de long. Un quadrillage de ville américaine, étonnamment rectiligne, vestige des fracturations qui existaient dans le calcaire avant que l'érosion ne se charge de sculpter ce paysage
     



    A gauche : Profitant de l'eau et de l'humus patiemment accumulé dans une petite vasque, ces Kalanchoe bogneri aux feuilles bleu-vert cohabitent avec un Pachypodium lamerei. Photo © Editions ALTUS / David Wolozan. A droite : Les Beosy, les descendants des Vasimba an-tety, étaient les détenteurs d'une terminologie complète pour désigner les formes diverses rencontrées dans les Tsingy. Cette communauté utilisait la forteresse naturelle à la fois comme refuge et source d'approvisionnement.
     
     
     
    L'eau de pluie tombée autour et sur le plateau du Bemaraha a rejoint l'océan par simple gravité, en utilisant le réseau de fissures existant. Photo








     
    Peu de lieux sur terre permettent de passer d'un désert rocheux à une forêt tropicale humide, d'une végétation xérophile à une végétation luxuriante, sur une distance aussi faible.






     
    Lorsque le canal du Mozambique est dégagé, le soleil en se couchant passe sous la barre nuageuse et embrase le ciel et la roche d'un feu irréel
     

     
     
    Résurgence, le long de la paroi d'un canyon forestier. Durant les fortes précipitations, la forêt peut localement être noyée sous plusieurs mètres d'eau.




     
    Les Sifaka, capables de bonds prodigieux, se sont arrêtés pour laisser passer leur cousin Maki, beaucoup moins à l'aise dans les pierres. Après s'être croisés, les deux groupes reprendront leur pérégrinations gastronomiques.
     



    Le toit des Tsingy se résume souvent à un champ de pointes sans échappatoire. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le fond des canyons est tout aussi accidenté et parfois même inextricable lorsque la végétation s'en mêle.
     
     
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